Let me breath

Aperçu : Emy sortant d’un motel et rejoignant sa limousine sous les hordes de paparazzis, empêchant la pauvre fashionista d’atteindre son modeste moyen de transport.

Il arrive un moment dans la vie de tous et de toutes de ras le bol général. Aujourd’hui fut la journée la plus rude de ma vie : je me suis cassé un ongle, Mathylda est partie à N.Y.C pour une séance photo, mes autres amies me font des plans aussi tordus que le cou de la fille que j’ai fracassé en plein Armidi après m’avoir bousculé, et ces paparazzis qui me collent toujours… Heureusement que Natacha est là pour sauver les meubles et que mon toy boy aussi pour me faire arracher avec mes ongles la moquette de ce motel miteux. C’est comme si tout me lassait. Mais je ne suis pas désespérée au point de faire comme ce genre de créatrice qui fait de son magasin un véritable mausolée en y exposant sa propre tombe. Olé. Non, c’est juste que tout me lasse en fait…

Mais, alors que je croyais ma vie de nouveau fichue, je suis tombé sur ce journal, tandis que la limousine avançait en écrasant un ou deux paparazzis (et ceci sous mes ordres, mon estomac criant famine, il me fallait vite arriver au McDrive le plus proche… Que Dieu me pardonne, j’irai à l’église Dimanche de toutes façons), une idée illumina ma journée. Je lisais un article reportage à travers le monde, et je me suis alors dis “Quel meilleur moyen d’échapper à ce monde d’aliénés que de partir à la rencontre des racines de notre peuple?!”

Je me suis de suite imaginé N. et moi en pleine forêt amazonienne, N. me suivant en stilettos dans la boue, ou encore M. et moi sur les icebergs de l’Antarctique, M. se faisant agresser par les phoques… Que de périples qui me rappellent mon héroïne de toujours, Lara Croft. Pourquoi n’y avais-je pas pensé plus tôt ?? Mettre la mode entre parenthèse et m’offrir une période sabbatique, partageant mes parcours en terres hostiles avec mes chers lecteurs, dormir à la belle étoile et apprécier d’être loin de ce monde de fous.

Oui, voici le dernier de mes doux délires. Je n’ai pas pris de C cette semaine, je vous rassure (?). Mais voilà qu’il est temps de sortir de cette putain de limo pour rentrer chez moi. Mais une odeur m’horripile en sortant. C’est celle d’une main de paparazzis coupée lorsque mon chauffeur a fermé sa fenêtre après avoir récupéré ma commande au McDrive. Il y a même l’appareil photo qui traine sous le volant encore. Ça tombe bien, je verrais s’il y a de belles photos de moi là dedans =)

xoxo

Emy.

~ par Emy Aker le 11 novembre 2009.

Une réponse to “Let me breath”

  1. <3

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